*Coccinelle sous feuille*
[Pas de commentaire]
Je suis maladroite et biscornue. Simple et simplette. Je lis, l'bouquin de travers et je râle les yeux en l'air. Pas d'quoi sourire, Certes mais assez pour au moins un coup de canette.
J'épiais des retrouvailles fusionnelles au quai portuaire, j'avais même pas 10ans. J'ai dansé la farandole sans savoir que je me casserais la jambe. J'ai accepté de m'marrier, j'étais qu'un bébé, j'me suis enfuis quand il a fallut embrasser l'mari ! J'ai jamais su plonger et franchement je m'en fou. J'radotte sans grande conviction des merdes que je veux à peine partager. Je suis pleine d'utopies. Je fais de ma vie mon rêve car si je ne le faisais pas, j'ferais que pioncer. Je vais par tous les chemins, à l'allure qui me plait, histoire de voir si bientot, je trouverais l'bon. D'toute façon, c'est simple! Un pied devant l'autre. A gauche! A droite! On est bien partis, on peut continuer. Loin des regards on peut se défouler. Délire sadomasochiste. Crise psychosocial ou pulsion zoophile, a vous de choisir. Moi, s'rouler par terre ça m'suffit. Et puis d'abord, je déblatère et blablate, mais finalement, je ne dis pas grand chose. J'aurais pu dire de Grands Mots ou de Grandes Phrases. J'aurais même du commencer par un peu de latin! Non mais c'est vrai, tout vient de ce misérable latin qui m'a poursuivit trois ans durant ! Alors honneur aux heures passées au fond de la classe! Je vais tout recommencer...
>>> Reprenons donc par le début au milieu de l'histoire.
**[[* Taedem vitae et Tempus edax rerum *]]**
Sans commentaire. Joie bien loin d'une journée orgueilleusement décolorée. Pays désenchanté. Désenchantement meurtrier. Conduite à tenir et sourire amaigri. Amertume qui s'infiltre doucement, ainsi que dans la rigidité du vent. Et les fleurs ont perdus leurs pétales...
Les alliances éternelles s'en sont cachées très loin derrière les montagnes. Plus personnes, aujourd'hui, ne croit en rien. Et que font ces Dieux pendant ce temmps à part faire des enfants aux vierges? Pourquoi le temps ralentit si vite?
Si je pouvais, comme l'oubli, m'effacer. Laisser voler mes pensées pour que plus jamais, elles ne soient ignorées; et puis moi, me retirer. Soulevant mon chapeau devant tous ces cons qui, gentiment, " faisaient ça pour ton bien". Alors merci à vous bien sur. Merci de m'avoir ouvert les yeux sur toutes ces différences qui nous ont séparées. Comme on peut cesser de parler du passé, on ne peut l'oublier. Mais chut, aujourd'hui, ne pensont à rien de méchant car c'est un jour merveilleux. Enfin, ça aurait pu l'être du moins...