*Coccinelle sous feuille*
[Pas de commentaire]
Je ne veux plus me montrer. Je ne me montrerai plus d'ailleurs. Ni mes larmes, ni mes sourires. Tout. Rien. Chaque parcelle de mes émotions ne seront plus qu'à moi. {*¤*¤*¤*} Vous, pleutres! Plus personne n'y aura accès. Est-ce ça, grandir? Ne plus rien montrer, jusqu'à ne plus rien ressentir? Choisir ce que l'on veut voir, et ce que l'on veut entendre. Quand on ne veut pas qu'il pleuve, il y a les ces parlapluis [ pensée ]. Quand on ne veut pas écouter, on attaque le monde à coup de misérables MP3. Quand on est grand, on est malheureux. Je veux être une petite fille et me souvenir. Ou alors oublier, le fracas du présent. Telle une personne sans vie, je reste des heures accroupie, avachie sur le sol, les yeux grands ouverts sur ce qui devrait se trouver devant moi. Inerte, je me devine invisble. J'imagine. J'invente mais reste sous silence. [* Hop *] Je me détache de moi-même. Je me vois, là, telle une absence, allongée en dessous de ce bureau à me cacher de la réalité. Je me vois, le regard vide et tellemnt passif. J'entends aussi quelqu'un m'appeler. Mes yeux ont sillé. Des larmes ont coulé. Mon visage est rigide. Je ne fais aucun geste. Je reste là, des heures. Et puis je m'endors...
¤Parce que l'sommeil est bruyant¤