Publicité

Mercredi 24 janvier 2007

Couloir drapé de blancs. Hommes et femmes, sabots aux pieds et blouses vertes au corps. Et hop, dans une chambre. Les murs tapissés de blancs, et les draps blancs. Des bouteilles d'oxygène, des tuyaux partout, une seringue posée à hauteur de ton nez. Un lit à barreaux, parfois deux. Et de temps en temps, dans la journée, un plateau repas, bon à grignoter.

Hôpital.

 

 

Tu es paralysé. Tu te crois foutue. Et ces gens qui te disent  "Reprends-toi". Alors tu attrapes ces jambes qui, d'un coup, ne veulent plus faire partie de toi. Tu les secoues. Rien à faire, rien y fait.

Alors plein de gens avec des gants, te font subir des expèriences "Mademoiselles, vous êtes un cas unique". Examen. Examen. Examen. Examen. En fauteuil roulant, tu traverses tous les services, tu es même transportée au C.H.U de ta région. Et là encore. Examen. Examen. Examen. Examen. Sauf que là, tu as mal. On essais de t'attacher. Bien sur, tu refuses! Impossible, tu ne pourais pas les laisser te prendre par surprise, sans que tu puisses réagir. Tu n'a déjà plus de jambes qui t'obeissent, et ils veulent en plus t'enlever tes bras! Tu t'opposes. Alors, ils te dopent. Bizarrement, bientôt, tu t'endors. Et quand tu te réveilles, te voilà revenue à ton point de départ. Dans cette chmbre d'HOPITAL. Cette chambre tapissée de blanc, avec des draps blancs. Des bouteilles d'oxygène, des tuyaux partout et une seringue à hauteur de ton nez. Un lit à barreaux, parfois deux. Et de temps en temps, dans la journée, un plateau repas bon à grignoter.

Ils t'ont fais quoi, ces gens avec leur masque sur la bouche? Tu as la tête, telle qu'elle serait si on l'avait cuite dans une petite cuiller. Ton coeur, à chaque battement t'arrache un cri, comme s'il essayait de s'enfuir de l'endroit où tu le caches. Des gens trainent autour de toi. Tu remarques quatre femmes en blouse rose qui te maintiennent allonger, pendant qu'une cinquième te charcute le dos de la main, pour trouver désespérement une veine assez généreuse pour remplir quelques sachets. Alors tu ne sens plus que cette main meurtrie, et celles des quatres Folles, complices de cette torture. La dernière chose dont tu te souviens avant de t'évanouir, c'est de cette nausée qui te prends aux trippes et ton père, qui lui-même jette un regard suppliant aux Coupables pour que cette dissection sur personne vivante, cesse.

Enfin, tu te réveilles. Paralysée, certes, mais seule. Plus tard, ne sachant plus quoi faire, tes persecuteurs te font éléctrocuter.  Et.. Oh. Miracle. Tu sens des picotements dans tes orteils. Tu essais de te lever. Tu tombes de tout ton long sur le sol glacé. Mais maintenant, tu sais que tu vas y arriver. Alors, tu attrapes des béquilles. Tu t'entraines. Et puis finalement tu trouves la force de donner un sacré coup de pieds à ton fauteuil roulant. Tu désespères de voir ces gens t'observer, alors tu profites de leur étonnement pour t'enfuir avec tes quatres nouvelles pattes.

 

 

 

 

Hôpital, tu m'as vu, je ne contrôlais plus rien. Aujourd'hui, imagine, je contrôle encore moins.

Par Laéticia - Publié dans : € Partage €
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Retour à l'accueil
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus