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Samedi 9 septembre 2006

Revenons-en. Ais-je vaiment accomplie toutes les présentations? Pourtant je me croyais si blablateuse! Ais-je déjà évoqué ma couleur préférée? Mon film, mon auteur, ma troupe favorite? Est ce que j'aurais déjà, seulement une fois, décrit ce que je ressentais lorsque je me trouvais sur scène, à jouer, malgré tous ces yeux scrutateurs rivés sur moi? Mes habitudes, mes amis, mes envies, mes ennuis, mes choix, mes délires, mes réflexions? Dans tout cela, où est passé l'essentiel? Comment se fait-il que si peu de monde me connaisse. [ Pas de point d'interrogation. Question rétorique. Réponse inutile. ] Aujourd'hui, j'en ai envie. Parler de tout ce qui fait qu'aujourd'hui je suis moi. Mes mimiques, mes petits tocs, tout ces petits choses que j'oublie trop. Je parle, je blablate mais finalement je ne partage pas.

[[Révolution, rebellion contre moi-même! Je veux que l'on me connaisse, que l'on m'apprenne. Et si je me décidais? Que pourrais-je bien dire?]]

[ hum hum ] >>>>>>>>    Savez-vous que j'aimais la vie aussi fort que l'on peut aimer sa pire ennemie?! Un ennemi on ne s'en débarasse jamais car sans lui, on s'ennuit. Alors je ne l'aime beaucoup cette petite vie qui pourtant frappe, bat, cingle, ceux qui finalement m'ont appris à ne pas être lâche.          >>>>>>>>>   Savez-vous que ma premiere idole était Nathan des World Apart? Je le trouvais exotique, et je m'étais promis de l'épouser lorsque "je serais grande". Et puis quand le groupe s'est séparé, pour marqué le coup j'ai fait ma première nuit blanche, pour leur montrer que je n'étais pas contente du tout !          >>>>>>>>>>    Savez-vous que lorsque j'étais petite [ 5ans ] Je jouait à " la barbichette " avec mes petits amoureux un peu avant mangé, assise comme une mini clocharde  en dessous des tables " des grands ! "     >>>>>>>>>   Savez-vous que j'aurais du m'appeler Mélanie, mais c'est ma soeur qui a voulu que je m'appelle Laétitia. Et puis quand j'ai appris a parler, la seule personne capable de mon comprendre était également ma soeur. Et puis quelques années plus tard, je lui piquais sont petit copain, Rudi. Il me faisait même des bisous ! Niark!         >>>>>>>>>   Savez-vous que ma premiere note en 6e à été un 20/20, et la dernière, un 04/20 ? J'ai aussi eu mon premier petit copain officiel en 6e. Il avait un appareil dentaire, mais pour moi, c'était le plus beau et le plus viril. En 6e, mon grand-père est mort, puis j'ai fugué, puis j'ai appris à me faire détester de ma famille.        >>>>>>>>>    Savez-vous que médicalement parlant, j'aurais du mourir dans l'année scolaire 2003-2004 à cause de quelques mélanges de médocs ? [ Oui, Monsieur le docteur, je sais, je sais ]        >>>>>>>>>    Savez-vous que je me suis coupé 50cm de cheveux comme pour me débarasser de ma différence. J'ai beaucoup bu pendant tout ce temps. J'ai beaucoup fumé. J'ai beaucoup ignoré les émotions, qui se pressaient tout près de moi. Et j'ai aussi un peu grandit.       >>>>>>>>>   Savez-vous que finalement j'ai connu beaucoup de choses. Des gens sont  morts, d'autres sont nés. Des gens m'ont aimés, des gens m'ont haïs. J'ai beaucoup pleuré, mais après la pluie, vient le beau temps. J'ai rencontré beaucoup de gens. J'ai appris à me connaitre tout en perdant les dernière parcelles de cette innocence infantile. La vie parfois, va trop vite.      >>>>>>>>>    Savez-vous, que après tout cela, j'ai courus au plus vite derrière tout ce temps que je voyais défiler? Tout ce temps que la logique me volait. Je me voyais grandir, apprendre, mais parfois ignorer est bénéfique.      >>>>>>>>>    Maintenant, je suis faite de plein de moi ! De toutes ces choses qui sont et qui surtout, furent. Je suis ce que les petits rien ont fait de moi. Et puis finalement me voilà. Je suis un peu taré, certes, tout le monde s'entendra sur ce point. Néanmoins, aujourd'hui malgré toute cette naïveté perdue en chemin, je suis heureuse d'en être arrivée là. Peut-être que, à présent, tout ce qui m'attends est l'inverse de ce que je viens de traverser. Alors aux armes ! Je suis prête à tout affronter. Niark. Je suis moi, fais de tout pleins de détails, qui pour beaucoup, n'existent même pas.   

Mais tant pis !

 

Par Laéticia
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Lundi 18 septembre 2006

Parce que Aujourd'hui je veux lui déclarer mon feu. Parce que j'ai mes yeux pleins d'émotions. J'aimerais souffler à son nombril que, [ depuis, je dirais au moins un certain temps ] elle me confectionne quelques bon petits sourires. Ce petit rythme tranquille, qui, à sa manière me force à t'adorer.

Lorsque j'étais aussi petite qu'une petite souris, tous mes copains copines, je les appelais "mes amis" parce que sinon, ça fait "bébé". Puis quand j'ai commencé à grandir, j'ai appris ce que voulait dire ce mot, alors j'ai compris que des amis, j'en avais moins que tous ces doigts qui peuplent ma main. Pis par la force des choses, j'ai bientot effacé ces amis de mon petit coeur tremblant de confusion.  Et puis finalement, pendant quelques temps je n'ai plus eu que des poteaux. C'est là, que toi et moi, on a le plus parlé. Et hop¤ Cela explique cela. Je me suis rendue compte que malgré toutes ces petites années, je ne te connaissais pas. De corde en écrou, l'habitude aidant, tu fais partis de mon ch'tit bonheur la vie. Et si aujourd'hui, on me demandais qui étaient mes amis, je répondrais simplement que dans tous les cas, je suis certaine que tu en fais partis.

 

{ Ma main est trop grande pour tous mes amis}

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Par Laéticia
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Vendredi 10 novembre 2006

Tu stagnes, tu stagnes ma pauvre fille. Tu as beau te faire du charme le matin, le matin dans le mirroir. Tu sais  que tu as besoin de beaucoup plus. Tu Stagnes ! Que dirais-tu, petite, de quelques soirées? Que dirais-tu, jeunette, d'un petit verre? tu n'es plus une nymphette. Tu as perdue ton charme et ce n'est plus dans les bras de Morphée que tu passes tes nuits. Il est trop tard pour avancer, Mon Dieu, mais arretes de courrir, ne vois-tu pas que tu n'avances point? Regardes-toi, ton corps se tortille d'ennuis. Tu veux bouger, danser et rire. Même si tu dois regretter? Tu veux récupérer ta jeunnesse ma petite Nymphette. Tu veux récupérer ce que l'on t'a volé. Autour de toi ma chouquette, autour de toi, tout le monde chante et hurle! Que là-bas c'est plus beau. Pourquoi rester ici quand tout nous appelle ailleurs? Tu veux, ma belle, regarder les étoiles et d'un seul coup te récveiller là où tu n'es plus. Un petit verre ma grande? Allez, allez. Non pas plus, ne retournons pas trop en arrière.   << arrière <<arrière<< STOP>>PLAY.  Jouissance!! J'avance! Certes j'ai pris la file à l'envers de l'endroit mais n'est ce pas merveilleux? J'avance. Je ne m'arrête plus. Ni pour la pause pipi ni pour la pause café.

 

" Laétitia!! Réveille-toi!! Oh! Il est 7h! Vas en cours! "  

Un rêve? Non...non..non. Je.., ce n'est pas possible. Je reviens à cette réalité qui me semble si loin de mes envies. A quoi bon, dites le moi mes enfants. A quoi bon continuer quand on sait qu'il n'y a pas de suite. Je veux changer de voie. Hop * Rétro, Cligno. C'est bon on passe!*  A quand mon ami, une invite. Et ce champagne au bord de la plage. A quand cette cigarette aux pieds de la Tour Eiffel. A quand de nouvelles photos? A quand un peu d'animation. Il ne se passe plus rien dans mon existence. Quoi que les ennuis suivent. C'est que je vais m'y habituer. Cet automne si beau, les feuilles tombent et les chiffons coulissent. Jooyeux anniversaire ma Belle.

Je stagne. Je me rue dans la rue et j'hurle.

Par Laéticia
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Dimanche 19 novembre 2006

Hop. Fanfaron à Paris. "Oui, c'est bien ça. On arrive dans 10minutes. On se retrouve à la Tour Eiffel?... Non au Louvre, d'accord!"

Quel plaisir! " Oui. Oh ça va. Nous n'avons que trois quarts d'heure de retard, n'exagère pas. Et Non c'est pas vrai. On ne ressemble pas aux parisiennes.

"Bon. On va avec toi. On prendra aussi le RER... Hum hum* La carte, faut la regarder dans quelle sens? Ah oui bien sur! Donc on doit aller par là! .. Ah non? De l'autre coté, tu es sure? Alors on s'arrête sinon?! Bon. Finalement on va plutot rester à pieds, t'es partante? C'est partit. Tant pis pour le ticket."

"T'as une cigarette? "Bon sang quelle robe! "Je vais voler les serres tête, j'arrive tout de suite."Hervé& Martin. H&M. Hervéééé!"  "Fiou t'as eu de la chance."  "Photos photos! Putains de lumières! Pomme, La Pomme!"  "Et si on rentrait?"

On monte? Photos. PhotOs. pHotoS. phoTOs.phOtOs. PhotoS. "Vodka! Le verre est percée Imbécile heureuse!!"  " Allez, vodka à la bougie?"  "Huum. Dis donc! Le calendrier, coquine! Mais enfin, Monsieur vous avez des fesses qui me font penser à votre ballon. " Mais Que faites-Vous ?!?!?! Euh je prends des photos! hu'. "Allez on dort, c'est décidé!"

Cinéma? Azur et Asmar. Bien joulie tout ça. Même que le Lion, i'n'est pas très beau. Et puis Hell.

Et si nous allions travailler un petit peu après ça? Allez, allons-y. Ca m'aidera à m'endormir, pour ne pas tout de suite perdre mes souvenirs.

 

 

Par Laéticia
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Mercredi 24 janvier 2007

Couloir drapé de blancs. Hommes et femmes, sabots aux pieds et blouses vertes au corps. Et hop, dans une chambre. Les murs tapissés de blancs, et les draps blancs. Des bouteilles d'oxygène, des tuyaux partout, une seringue posée à hauteur de ton nez. Un lit à barreaux, parfois deux. Et de temps en temps, dans la journée, un plateau repas, bon à grignoter.

Hôpital.

 

 

Tu es paralysé. Tu te crois foutue. Et ces gens qui te disent  "Reprends-toi". Alors tu attrapes ces jambes qui, d'un coup, ne veulent plus faire partie de toi. Tu les secoues. Rien à faire, rien y fait.

Alors plein de gens avec des gants, te font subir des expèriences "Mademoiselles, vous êtes un cas unique". Examen. Examen. Examen. Examen. En fauteuil roulant, tu traverses tous les services, tu es même transportée au C.H.U de ta région. Et là encore. Examen. Examen. Examen. Examen. Sauf que là, tu as mal. On essais de t'attacher. Bien sur, tu refuses! Impossible, tu ne pourais pas les laisser te prendre par surprise, sans que tu puisses réagir. Tu n'a déjà plus de jambes qui t'obeissent, et ils veulent en plus t'enlever tes bras! Tu t'opposes. Alors, ils te dopent. Bizarrement, bientôt, tu t'endors. Et quand tu te réveilles, te voilà revenue à ton point de départ. Dans cette chmbre d'HOPITAL. Cette chambre tapissée de blanc, avec des draps blancs. Des bouteilles d'oxygène, des tuyaux partout et une seringue à hauteur de ton nez. Un lit à barreaux, parfois deux. Et de temps en temps, dans la journée, un plateau repas bon à grignoter.

Ils t'ont fais quoi, ces gens avec leur masque sur la bouche? Tu as la tête, telle qu'elle serait si on l'avait cuite dans une petite cuiller. Ton coeur, à chaque battement t'arrache un cri, comme s'il essayait de s'enfuir de l'endroit où tu le caches. Des gens trainent autour de toi. Tu remarques quatre femmes en blouse rose qui te maintiennent allonger, pendant qu'une cinquième te charcute le dos de la main, pour trouver désespérement une veine assez généreuse pour remplir quelques sachets. Alors tu ne sens plus que cette main meurtrie, et celles des quatres Folles, complices de cette torture. La dernière chose dont tu te souviens avant de t'évanouir, c'est de cette nausée qui te prends aux trippes et ton père, qui lui-même jette un regard suppliant aux Coupables pour que cette dissection sur personne vivante, cesse.

Enfin, tu te réveilles. Paralysée, certes, mais seule. Plus tard, ne sachant plus quoi faire, tes persecuteurs te font éléctrocuter.  Et.. Oh. Miracle. Tu sens des picotements dans tes orteils. Tu essais de te lever. Tu tombes de tout ton long sur le sol glacé. Mais maintenant, tu sais que tu vas y arriver. Alors, tu attrapes des béquilles. Tu t'entraines. Et puis finalement tu trouves la force de donner un sacré coup de pieds à ton fauteuil roulant. Tu désespères de voir ces gens t'observer, alors tu profites de leur étonnement pour t'enfuir avec tes quatres nouvelles pattes.

 

 

 

 

Hôpital, tu m'as vu, je ne contrôlais plus rien. Aujourd'hui, imagine, je contrôle encore moins.

Par Laéticia
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